La « maladie de Lyme » est une maladie infectieuse bactérienne classée parmi les « borrélioses » parce qu’induite par des bactéries du type « Borrelia », qui elles-mêmes font partie de la famille des « spirochètes » (de forme spiralée). Elle évolue sur plusieurs années ou décennies et peut affecter divers organes et divers systèmes.

(Photo d’un tique)


Le vecteur de la maladie le plus connu est la morsure de tique. Mais les spécialistes de la Borréliose pensent que ce n’est probablement pas le seul mode de transmission (voir plus bas). Il est important de noter que : toutes les tiques ne sont pas elles-mêmes porteuses de la bactérie, toutes les morsures de tiques ne transmettent donc pas la bactérie, et même en cas d’infection, si celle-ci est traitée rapidement et convenablement elle ne donnera pas naissance à la maladie dans sa forme chronique.

Il existe une trentaine d’espèces de Borrélies découvertes à ce jour, dont 5 sont des pathogènes avérés pour l’humain. Il est très probable qu’un nombre significatif d’espèces et souches de borrélies n’aient pas encore été découvertes ou identifiées puisque des espèces nouvelles sont régulièrement découvertes (en 2001 en Chine, en 2009 aux USA). Selon l’espèce et la souche de borrélie en cause, les symptômes peuvent être très différents.

Dans 75% des cas, ce sont les nympes de tiques qui transmettent la borréliose, contre 25% pour la femelle adulte (Dr Hopf-Seidel)

Il est très important de différencier la borréliose en phase aiguë (celle qui se manifeste, juste après une morsure de tique,  par un érythème migrant et des symptômes proches de ceux de la grippe), de la borréliose chronique. 

La borréliose chronique prends des formes différentes, principalement en raison de son effet inhibiteur du système immunitaire, et de l’inflammation chronique qu’elle provoque. 

En conséquence, l’infection par Borrelia est non seulement entretenue et libre d’avancer, mais elle ouvre grand la porte à tous les autres pathogènes : bactéries, virus et parasites. La Borrelia agit alors de concert avec d’autres pathogènes. On parle alors de co-infections.


Les borrélies existent sans doute depuis bien longtemps et le groupe des spirochètes a été découvert il y a plus d’un siècle. 

La maladie de Lyme, en tant que telle, tire son nom de la ville de Lyme (Connecticut, USA) où elle a pour la première fois été suspectée en 1975, lors d’une « épidémie » d’arthrite rhumatoïde juvénile. 

En 1981, la bactérie spirochète a été découverte et clairement identifiée dans le tube digestif d’une tique, par le Dr Willy Burgdorfer.

Le Dr Burgdorfer a déclaré qu’il considérait la bactérie spirochète comme particulièrement virulente. Ces bactéries produisent des toxines qui ont des effets pervers et dévastateurs sur l’organisme.

Les borrélies disposent de divers moyensd’échapper au système immunitaire de leur hôte

Elles ont des capacités motrices exceptionnelles (elles se déplacent plus vite que les globules blancs), peuvent muter rapidement dans des formes qui échappent aux système immunitaire et aux antibiotiques, et se cacher dans les biofilms . 

Elles peuvent prendre des formes asymptomatiques et se développer de nouveau de façon très agressive après une phase d’apparente guérison. Et bien d’autres subtilités plus complexes au niveau des mutations de leurs protéines de surface, véritable carte d’identité d’une bactérie. 

On peut dire que d’une certaine façon, les borrélies circulent avec de « faux papiers » et se jouent ainsi du système immunitaire humain.

Il faut noter que la bactérie peut pénétrer tous les tissus et organes du corps, mais aussi les articulations et les os. 

Elle peut affecter tous les systèmes, dont le système nerveux central (on parle alors de neuroborréliose). 

La bactérie ainsi que les toxines qu’elle produit peuvent passer la barrière hémato-encéphalique qui sépare le sang du liquide dans lequel baigne le cerveau et qui sert normalement à protéger le cerveau des agents pathogènes ou toxiques.



Les patients semblent tous réagir différemment, avec une réponse immunitaire plus ou moins importante. 

Certains patients voient leur immunité s’effondrer, d’autres développent une immunité cellulaire sur-stimulée ou hyper-activée, provoquant une cascade auto-immune pouvant évoluer jusqu’aux maladies auto-immunes invalidantes. 

De façon générale, la borréliose chronique peut évoluer vers des problèmes articulaires, dermatologiques, cardiaques et neurologiques pouvant être invalidants et difficiles à traiter.

La maladie de Lyme est une maladie infectieuse bactérienne complexe qui peut atteindre divers organes et divers systèmes, y compris le système nerveux et le cerveau.

Elle évolue sur plusieurs années ou décennies et peut présenter des phases asymptomatiques (« dormantes »).

Les foyers d’infection peuvent se déplacer dans le temps, d’un organe à l’autre.

Elle peut prendre la forme aiguë et ou chronique et peut conduire à des handicaps physiques et mentaux.

Bien que les symptômes de la borréliose de Lyme soient aussi nombreux que variés, on peut observer trois grandes catégories de borrélioses (qui peuvent se superposer, apparaître et disparaître au fil du temps) :

– atteinte majoritaire des articulations, cartilages, muscles = Lyme arthritique (aussi appelée « Arthrite de Lyme »)

– atteinte majoritaire du système nerveux central = Neuroborreliose (parfois appelée « Neuro-lyme »)

  • atteinte majoritaire de la peau = Acrodermatite Chronique

    Atrophiante (ACA)

D’après les études récentes, le nombre de cas explose dans le monde et les spécialistes parlent maintenant de pandémie

Il semble que la bactérie se transmette non seulement par morsure de tique, mais aussi possiblement par piqûres d’autres insectes.Voir par exemple :Découverte de Borrelia dans des moustiques  (article en anglais).

De plus, la bactérie passant par le sang est très probablement transmissible de la mère à l’enfant via le placenta, et pourrait être transmissible lors de transfusion sanguine ou don d’organe

Il existe aussi des soupçons de transmission par voie sexuelle puisque des spirochètes ont été trouvés dans du sperme. 

Cependant, aucune étude sérieuse n’a été menée pour vérifier cette hypothèse. Notez qu’il est prouvé que la co-infection Babésia (protozoaires) se transmet par les transfusions de sang, et in utéro.

 NB : Aux dernières nouvelles il semblerait que la dépistage de la borréliose ne fasse pas partie des examens systématiques pour le don du sang. 

De plus, les tests utilisés pour la recherche de borréliose ne sont pas fiables. Il arrive très souvent qu’une personne ait une sérologie négative (pas d’infection), alors qu’elle est porteuse de l’infection.

LA SPÉCIFICITÉ DE LA BORRÉLIOSE CHRONIQUE EST QU’ELLE EST A L’ORIGINE DE NOMBREUSES MALADIES

OU DÉRÈGLEMENTS QU’ELLE PROVOQUE OU « IMITE » COMME :

la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, la sclérose en plaque (SEP), la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot), la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, l’Acrodermatite Chronique Atrophiante (ACA), la polyneuropathie, les troubles bi-polaires, les troubles schizophréniques, les dérèglements de la thyroïde, l’autisme, pour n’en citer que quelques-uns. Le « syndrome de fatigue chronique » et la « fibromyalgie » sont deux des formes que peuvent prendre l’infection. De très nombreuses personnes diagnostiquées « fibromyalgiques » souffrent en fait d’une borréliose chronique (et co-infections) non détectée, le plus souvent conjointe à une intoxication aux métaux lourds.



(source:site santé vérite)

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