Bien que la sclérose en plaques soit considérée comme une maladie incurable, la recherche médicale a quand même permis de trouver des médicaments qui atténuent les symptômes de façon relativement efficace et qui ralentissent la progression de la maladie. Plus le traitement est commencé tôt, plus les chances de réduire le nombre de poussées sont élevées

Ces dernières années les chercheurs ont concentrer leurs efforts afin de trouver de nouveaux médicament afin d’enrayer et de soigner la sclérose en plaques ,

Certains traitement par voie orale ont vu le jour pour les SEP poussée rémission et d’autre sont en phase de test,

Traitement actuellement par voie orale actuellement commercialisée : Fingolimod

(Gilenya®), premier traitement oral de la sclérose en plaques.


Qu est ce que le Gilénya :


Le fingolimod est une molécule qui agit au niveau des ganglions lymphatiques, en diminuant le risque de migration des plaques de démyélinisation au niveau du cerveau et de la moelle épinière. « Ce qui devrait contribuer à réduire la sévérité de la maladie », 

D’autres traitement par voie orale pour les Sep rémittente sont en phase de test tel, que le Tecfidera et l’Aubagio .

Lest traitements actuel par injection pour les sclérose en plaques rémittente (poussé rémission)

Leur intérêt est de diminuer la survenue des poussées, le nombre de lésions (plaques) visibles au niveau de l’IRM cérébrale et de retarder la survenue de séquelle et donc d’un handicap. A ce jour, les immunomodulateurs sont proposés en première intention et le plus tôt possible une fois le diagnostic établi. Il en existe deux types :

  • Les Interferons beta (Avonex®,  Betaféron®, Extavia® et Rebif®)
  • L’Acétate de Galtiramer (Copaxone®)

Ils sont administrés par voie intra musculaire une fois par semaine (Avonex®) ou sous-cutanée quotidiennement (Copaxone®) ou un jour sur deux (Betaféron®, Extavia® et Rebif®).
Les Interférons vont agir sur les lymphocytes qui attaquent la myéline alors que la Copaxone® se présente comme un leurre et dévie l’action des lymphocytes de leur cible : la myéline
Leur efficacité a été parfaitement démontrée. Ce sont de traitements comportant peu d’effets indésirables, commercialisés depuis plus de 15 ans.

Leurs principaux effets indésirables sont pour les Interférons : un syndrome pseudo-grippal  (symptômes de la grippe dans les heures suivant l’injection, surtout les premières semaines, traité efficacement par Paracétamol), une inflammation au point de ponction, un atteinte du foie et des globules blancs nécessitant une surveillance par des prises de sang (à 1mois, 3 mois puis tous les 6 mois). Pour la Copaxone®, il n’y a pas de syndrome pseudo-grippal.


Il n’est pas nécessaire d’interrompre ces traitements avant la conception d’un enfant. En effet, ces médicaments ne sont dangereux ni pour la mère, ni pour le bébé. Une fois la grossesse certaine, il sera arrêté.

Exceptionnellement, lorsque ces traitements ne sont pas supportés, de l’Imurel® (Azathiopirne) peut être prescrit. C’est un vieux médicament qu’on donnait avant que les immunomodulateurs soient commercialisés. Il ne faut pas le prendre plus de 10 ans en raison du risque de développement d’un cancer. Il doit être arrêté au moins trois mois avant la conception d’un enfant.


Le traitement des formes rémittentes (à poussées) plus évolutives

En cas d’échec du traitement immunomodulateur, c’est-à-dire en cas de persistance des poussées ou de la réapparition des poussées et de l’apparition de nouvelles lésions sur l’IRM, votre neurologue peut être amené à vous proposer un traitement plus agressif. Actuellement trois traitements sont disponibles. Le Natalizumab (Tysabri®), le Fingolimod (Gilenya®) et de manière plus exceptionnelle, la Mitoxantrone (Elsep®)

Une IRM avec une injection de produit de contraste (gadolinium) est nécessaire avant de les débuter afin de s’assurer que la maladie est bien dans une phase d’activité. Il est également nécessaire de réaliser un bilan sanguin.

Ces trois traitements sont très efficaces sur les poussées et ralentissent de manière importante l’évolution de la maladie. Ils doivent impérativement être arrêtés en cas de désir de grossesse.

  • Le Gilenya® est le premier médicament qu’on prend par la bouche (0.5 mg par jour). Il piège les lymphocytes (globules blancs responsables de l’inflammation) dans les ganglions. Il est nécessaire de débuter ce traitement à l’hôpital car une surveillance du rythme cardiaque doit être faite durant les 12 premières heures. En effet, de manière exceptionnelle, ce traitement peut être responsable de troubles du rythme cardiaque. Une surveillance sanguine régulière (lymphocytes et bilan du foie à 1 mois, 3 mois, puis tous les 3 mois) et de la vue à 4 mois sont aussi nécessaires (possibilité de diminution de l’acuité visuelle par œdème maculaire).
     
  • Le Tysabri® agit sur les lymphocytes qui circulent dans les vaisseaux sanguins. Il les empêche de traverser la paroi des vaisseaux pour gagner le cerveau où ils sont responsables d’une cascade d’évènements conduisant à l’inflammation et à la démyélinisation. Il s’administre toutes les 4 semaines lors d’une perfusion d’une heure suivie d’une surveillance d’une heure aussi. Avant de débuter ce traitement, il est nécessaire de contrôler la sérologie du virus JC. En effet, la positivité de la sérologie, signifiant qu’on a déjà attrapé le virus (souvent une simple rhinopharyngite et concernant environ 55% des adultes en Europe), expose à un risque croissant de LEMP (Leuco Encéphalopathie Multifocale Progressive) après 2 ans de traitement. Cette LEMP ressemble à une poussée de SEP sévère et peut laisser des séquelles. Une surveillance rapprochée est proposée aux personnes sous Tysabri® avec la réalisation d’une IRM cérébrale tous les 6 mois. En effet, avant de se manifester cliniquement, la LEMP se voit sur l’IRM.
     
  • L’Elsep® est un immunosuppresseur utilisé en cancérologie mais à dose plus importante. Il est généralement prescrit en cas d’échec ou d’intolérance au Tysabri® et au Gilenya® ou de SEP particulièrement agressive. Il s’administre en 6 perfusions maximum espacées de 5 semaines. Au-delà, il existe un risque d’atteinte cardiaque : une échographie cardiaque est donc réalisée avant de débuter les traitements puis tous les ans durant 5 ans. Un suivi sanguin est également nécessaire durant le traitement et sur 5 ans pour surveiller les globules blancs.


Le traitement des formes progressives (sans poussées)

Les formes progressives (primaire progressive ou secondairement progressive) correspondent à une expression moins inflammatoire de la maladie. Les traitements luttant contre l’inflammation (immunomodulateurs, Tsabri®, Gilenya®) sont donc généralement inefficaces dans ces formes.


Dans le cas où cette forme progressive s’accompagne de rares poussées, le Bétaféron® peut être proposé mais les autres interférons n’ont pas fait preuve de leur efficacité dans cette situation.

Deux traitements sont possibles :

  • L’Endoxan® (cyclophosphamide) est un immunosuppresseur. Il est aussi utilisé en cancérologie. C’est un traitement exclusivement hospitalier par perfusion sur 3 ans : 1 perfusion mensuelle la première année, une perfusion tous les deux mois la seconde et une perfusion par trimestre la dernière année. Il nécessite une surveillance sanguine rapprochée et entraîne de fréquents effets secondaires en particulier digestifs. Il permet de stabiliser la maladie le temps du traitement.
  • Le Cellcept® (mycophénolate mofétil) est aussi un traitement immunosuppresseur prescrit dans la prévention du rejet de greffe. Il se prend par la bouche à la dose de 2 comprimés de 500mg matin et soir ; Il nécessite aussi une surveillance sanguine et est souvent responsable de troubles digestifs. Son efficacité est limitée.


Un autre médicament est actuellemement en phase de test pour les Sep secondaire progressive


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